Flux RSS

Archives de Catégorie: Interview

Don Rimini – Interview

Publié le

Aujourd’hui Don Rimini, nous a fait le plaisir de répondre aux questions posées par Davy-Croket lors de la soirée d’inauguration de la nouvelle salle de concert situé à Niort « L’acclameur ». Entre la prestation de Bernard Lavilliers et le show des C2C, Xavier (aka Don Rimini) s’est prêté au jeu du question/réponses pour expliquer l’univers de son live et tout ce qui tourne autour. 

Enjoy.

Davy Croket : Salut Don Rimini. Tout d’abord, nous voulions savoir comment tu avais atterri dans le monde de la musique électronique ? 

Don Rimini : Je suis un passionné de musique avant tout. Mon frère m’a fait découvrir la Techno et la House à l’âge de 14 ans. J’avais 2 platines et une table de mixage toute pourrie. Au fur et à mesure je me suis mis à la production, j’ai fait quelques morceaux, d’abord sur un vieux sampler Akai et un vieil ordi Atari puis Pc… et de fil en aiguille, en 2007, j’ai sorti mes  premiers titres sous le nom de « Don Rimini ».

DavyCroket : Et pourquoi le choix de ce pseudo-là « Don Rimini » ? 

Don RiminiEt bien tout simplement parce que le nom de Ron Jeremy était déjà pris. (rires) Pour faire bref, Ron Jeremy est un acteur de film porno des années 70’s. Il est vraiment dégueulasse…

DavyCroket : Quelles ont été tes premières influences ? 

Don Rimini : Ecoute, mes influences sont assez nombreuses. J’ai écouté pas mal de New Wave quand j’étais plus jeune, des groupes comme Depeche Mode et un peu plus tard mon frère m’a initié à la New Beat, la House de Chicago et la Techno de Detroit. Après effectivement mon inspiration vient aussi des vieux films. J’aime bien les films d’horreur ou de karaté. En ce moment, je suis plus dans les films en noir et blanc. Je suis aussi assez fan de nouvelles technologies, on peut d’ailleurs s’en douter à travers mon live. Mon petit gadget du moment c’est ma grande dalle tactile en fait.

DavyCroket : En parlant de ta «Grande dalle tactile » comment as-tu réalisé ton nouveau live, comment ça s’est peaufiné ? 

Don Rimini : Sur le live, je joue sur une dalle tactile qui ressemble un peu à un Ipad géant et transparent. En fait, l’idée du live est née de cette machine. Ce contrôleur, je l’ai découvert à une soirée. Un Dj mixait dessus. J’ai direct trouvé ça hyper cool, hyper futuriste. J’ai ensuite contacté le fabricant, voir si il était possible de l’adapter cet outil Dj à un usage live. Tout est parti de là. J’ai pas mal réfléchi à ce que j’avais envie de proposer, au show. J’ai rencontré pas mal de scénographes, dont l’équipe DartS (plus d’infos ici ).

Ils ont fait un incroyable travail pour mettre ma musique en espace. Ils sont véritablement géniaux. On a beaucoup échangé, travaillé sur différentes idées de structure, sur les visuels. On est d’ailleurs devenus de bons potes. Au final, je joue sur un monolithe de L.E.D à 3-4 mètres du sol. Tout ceci forme « A Live Odyssey ». On est toute une équipe sur la route, une petite famille, la colo quoi ! Et c’est vraiment chanmé !

DavyCroket :  Le projet a mis combien de temps pour se mettre en place ? 

Don Rimini : J’ai découvert la machine en Mars 2011. Ça a pris 6 à 8 mois en tout. D’abord pour savoir ce que j’avais envie de proposer comme show, l’idée générale, la taille du show, ce que j’allais jouer, quels titres, comment les jouer, ce qu’il était possible de faire ou non. Puis trouver les bons partenaires, le producteur (Asterios), les scénographes, l’ingé son, l’ingé light, les opérateurs vidéo, et en même temps remixer, réarranger, rafraîchir chaque titre en studio, produire de nouveaux titres, des édits, … C’était un projet vraiment titanesque. J’avais mis la barre super haut. Pour les visuels, j’avais une vraie envie que ce soit simple, sobre mais hyper efficace. Qu’il y ait une certaine notion d’élégance mais aussi de puissance. Le travail avec les DartS était de basé là dessus, sur l’idée d’avoir des visuels majestueux sans tomber dans des trucs clichés. On voulait que le public se prenne une grosse claque. On se challengeait non stop.

On voulait habiller l’espace de manière aussi novatrice et moderne que l’est le contrôleur. C’est vrai, il y a un délire super mégalo de se mettre si haut sur scène. L’idée de dominer le public m’amusait assez, sans bien sur que ce soit prétentieux. Juste un délire tu vois. 

DavyCroket :  Qu’est-ce que ça t’a fait de lâcher les platines physiques pour passer à un toucher tactile ? 

Don Rimini : C’est complètement différent. Une approche différente. Ce n’est pas qu’une question de toucher, c’est presque un détail ça. La vraie différence, c’est de passer du Dj Set, jouer des titres d’autres producteurs en ayant une totale liberté, contrairement au live où je ne joue que mes titres en live, lancer chaque son sur des machines dans un format bien plus cadré. Ca n’a absolument rien à voir.

Pour ce qui est du coté tactile. C’est une toute autre approche, c’est vraiment nouveau pour moi.  C’est marrant, cette technologie est folle. Là c’est tactile, donc très fluide, les touches sont super sensibles. Bon, j’ai quand même d’autres contrôleurs avec moi si jamais la ça bugge en plein milieu du set. Au final, ça ressemble un peu à ce que l’on peut voir dans le film Minority Report (rires)

DavyCroket :  Qu’est-ce que tu ressens juste avant de grimper en haut de ce monstre ? 

Don Rimini : Et bien ça dépend vraiment. Il y a eu des moments où j’ai vraiment eu le trac, mais sinon dans l’ensemble ça va, je suis assez easy. Ca, c’est surtout grâce à l’équipe qui me fait partir en totale confiance. Ils sont vraiment super forts, avec eux, tout est toujours sous contrôle. La première date était aux Transmusicales de Rennes, Grande scène, 2h00 du mat’. C’était complètement inconscient quand j’y repense dans le sens où tous les programmateurs de salle, de festivals, plein de journalistes étaient présents et m’attendaient au tournant. J’avais bossé 8 mois comme un fou sur ce show, nuits et jours, l’équipe aussi. J’étais conscient que ce n’allait pas être parfait mais surtout que si je me plantais, j’étais mort, que je n’aurai même pas l’occasion de faire de 2eme date !

Au final, ça a été absolument fou. Ca c’est incroyablement bien passé, le public a réagit direct. Bien plus que ce que j’aurai imaginé. Wow ! Je n’ai même pas vu le temps passer. Souvenir incroyable. C’est là où tu te dis que c’est quand même assez excitant. Se mettre en danger. Ne pas rester sur ses acquis. Jamais. C’est aussi ça d’être un « artiste », essayer constamment d’emmener son travail plus loin ou en tout cas essayer.

DavyCroket :  Comment c’est construite la complicité que tu as avec le jeune Baadman (cf vidéo ci-dessous) ? 

Don Rimini : C’est marrant que tu me poses cette question car normalement c’est dans l’autre sens (rires). En fait le père de Baadman est un très bon pote de mon frère.  Il y a quelques années, j’ai été amené à faire un petit Dj set pour l’anniversaire de mon frère. Un kid a passé tout le set a coté de moi à s’intéresser au mix. Il était fasciné, hyper curieux. Et 2 ou 3 ans après, ce même kid est devenu grand et se fait dorénavant appeler Baadman. Ça a été très très vite pour lui. Il a intégré la culture électro, techno, le mix a une vitesse folle. Il a un talent fou ! Je suis hyper fier de lui. Il peut aussi bien faire un bon set house, un set techno, trap, … Il a un super feeling sur scène, j’ai été bluffé. Il va aller loin. Je le soutiendrai ardemment en tout cas.

 Ça a été très très vite pour lui […] Je suis hyper fier de lui.

DavyCroket : Sinon dans ton set il y a une chanson de Death In Vegas qui comporte  une espèce de ligne de basse complètement folle, comment l’as-tu incorporé dans ce set ? 

Don Rimini : Ce morceau est très important dans le live, car il marque une vraie cassure. Je voulais éviter la linéarité. Surprendre. Sur ce titre on a vraiment travaillé la basse, les sub bass. On a passé un mois entier en studio à mixer tous les titres piste par piste, pour avoir un son optimal. Pour la petite histoire, à Lausanne, pendant les 12 premières minutes du show, la police a reçu 47 plaintes de riverains. Les réclamations venaient jusqu’à 8km du festival. On était hyper fier. Aahah. Bon au final, légalement, tout était ok. Ouf.

Les 12 premières minutes du show, il y a eu 47 plaintes à 8km aux alentours du festival. On était hyper fier (rires)

DavyCroket : Par rapport à ton futur projet, ton EP qui va sortir, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus ? 

Don Rimini : C’est un EP qui est sorti le 23 novembre. J’avais vraiment envie de revenir à ce genre de house. Une club music qui soit plus immédiate et plus sexy. Sortir des codes. Cet Ep, c’est aussi un petit clin d’œil à mes influences House Music des années 90’s. Du coup ça sera un maxi avec 3 titres stritcly house ! Il risque d’en étonner certains… un peu influencé par des artistes comme Dj Sneak, Armand Van Helden, ou les sorties de Roulé (le label de Thomas Bangalter). Un truc un peu French touch première période. Je voulais vraiment produire des titres immédiats en y mettant un peu de sexyness, sans pour autant tomber dans un truc trop intellectuel ou dans quelque chose de trop noisy/turbine. Ma démarche est très égoïste au final. Je fais la musique que j’ai envie d’entendre. Il n’y a pas de calcul, pas de stratégie. 

 

DavyCroket :  Un mot de la fin ? 

Don Rimini : Dansez avec votre corps, avec vos jambes mais par pitié, arrêtez de danser avec poing.

Sortie chez No Brainer Records 

Plus d’infos ici :
Don Rimini
No Brainer Records. 

>>> LIEN ITUNES <<<

BONUS : 

Publicités

Interview – Youssoupha

Publié le

Enjoy

Radio R.E.C x DavyCroket x Radio R.M.Z

Interview – AK-47

Publié le

Aujourd’hui, Tommy Vaudecrane aka AK47 BudBurNerZ accepte très gentiment et très simplement de répondre à nos questions sur ses différents rôles dans le paysage musical. 
Il nous parle ainsi de l’avenir de la TechnoParade, évènement majeur pour la scène électronique française, mais dont le blason se devait d’être redoré, puis de ses projets avec l’équipe PartyUniq, mais surtout de lui et de sa relation avec la musique. 
Commençons par le commencement.

Enjoy.

Lire la suite

Biga*Ranx – Interview

Publié le

 « Biga*Ranx, un artiste originaire de France qui a fait ses armes en Angleterre ainsi qu’en Jamaïque. Un artiste dont vous risquez d’entendre parler très prochainement, un parcours vraiment atypique pour un jeu de scène déchainé ! 2011 est l’année de la maturité pour Biga*Ranx puisqu’il s’affirme véritablement en tant qu’artiste en signant chez X-Ray Production, rejoignant ainsi Danakil, Elisa Do Brasil, Noble Society ou encore General Levy… Aux côtés de sa nouvelle équipe il se lance véritablement dans la réalisation de son premier opus «On Time» « 

A la suite de son show donné à L’Oésia, le 10 mars à Notre-Dame-d’Oé en compagnie de Elisa Do Brasil ainsi que Noble Society, Biga Ranx nous a accordé du temps pour une petite interview à la fin du concert. Après avoir attendu 15 minutes  à écouter les délires entre Biga et ses compères de Noble Society, le voilà qui vient pour répondre à nos questions.

Enjoy

DavyCroket : Salut Biga, ce soir tu as joué à domicile, ça fait quoi de revenir aux sources ? 

Biga*Ranx : Bonsoir, ce soir ça m’a fait super plaisir de jouer et de revenir chez moi, de voir que le public me soutient depuis le début ; le concert était vraiment sympa malgré un son quelque peu « cathédraleux » ; mais l’ambiance était à son maximum.

La preuve en vidéo :

DavyCroket : Depuis quelques temps tu enchaînes les évènements :  la sortie de ton album « On Time » et sa tournée, victoire du Reggae 2012 dans la catégorie  meilleur album Reggae/dancehall… Tu vis comment tout ça ? 

Biga*Ranx : Franchement je le vis bien (rires) ; on enregistre à fond, on est tout le temps au taquet, entre les clips, les enregistrements, les shows, les projets multiples…

DavyCroket : D’ailleurs à travers tes projets on retrouve diverses influences, mais quel genre de musique écoutes-tu en dehors du reggae ?

Biga*Ranx : Oui c’est vrai, bah au final j’écoute vraiment de tout en fait, de la drum, du dubstep, électro, rap US… Après mon influence majeure reste quand même le reggae, même si au fur et à mesure j’arrive à créer des trucs assez différents du reggae.

Davycroket : Sur scène on a pu voir que tu avais un flow super particulier, comment as-tu découvert ce « don » ? 

Biga*Ranx : En fait ça se travaille. Si tu veux, par rapport au rap c’est pas du tout les mêmes techniques : au niveau de la respiration ou même encore de la mélodie c’est assez différent de l’esprit rap, et c’est quelque chose qui est vraiment venu tout seul.

Davycroket : Pour ma part, je t’ai découvert sur It’s Shame et après je t’ai suivi au fur et à mesure. Comment as-tu rencontré Cotton ? 

Biga*Ranx : En fait on squattait les studios, mais réellement tu vois, on dormait dedans (rires). Et du coup lui il squattait le même studio que nous et il y a des connexions qui se sont faites, à Lootayard, un genre de studio-squat au final (rires).

DavyCroket : J’ai lu que c’est lui qui t’avait donné le surnom de « Ranx », cela signifie quoi ? 

Biga*Ranx : Oui c’est bien Joseph Cotton qui m’a donné le surnom de  « Ranx », en fait c’est le ranking en anglais, le grade si tu veux.

Davycroket : Et la rencontre avec Kanka

Biga*Ranx : Eh bien avec Kanka, c’est venu vraiment assez simplement. C’est lui qui m’a contacté via Ondubground pour participer à son album, et j’ai dit oui direct. On a fait des scènes et pas mal de trucs ensemble, c’est assez cool.

DavyCroket : Là du coup tu as sorti On Time, mais est-ce que tu as d’autres projets en cours ? 

Biga*Ranx : Alors j’ai énormément de projet en cours ; j’ai un projet qui va sortir avec Maffi, un label du Danemark qui produit du reggae 8bit, il y aura aussi l’album On Time remixé par plusieurs Dj tels que : Chinese Man, Dj Aphrodite, State of mind, Elisa Do brasil etc … J’aime vraiment exploiter plusieurs courants musicaux et pouvoir créer des choses autour.

 Voici un extrait du projet avec Maffi :

DavyCroket : Une question d’un internaute : Qu’est ce qu’on peut trouver dans le Mp3 de Biga Ranx ? 

Biga*Ranx : Ouah, c’est une question tellement évidente que c’est pas simple de te sortir des noms comme ça là ha ha. Mais là je pourrais te citer : Raaphael Saadiq, Flight Facilities, Skibadee. Je suis vraiment ouvert à tout, à part peut être un peu moins au rap français, même si c’est vrai qu’en ce moment il y a pas mal de bons trucs qui sortent. Mais j’ai quand même moins d’affinités avec le rap français…

DavyCroket : Et pour finir, comment pourrais-tu définir ton album pour ceux qui ne le connaissent pas encore ? 

Biga*Ranx : Mon album… Ambiance un peu tamisée, en mode killah, et tout ce qui s’en suit si tu vois ce que je veux dire ha ha. Un gros délire positif.

DavyCroket : Je te souhaite une bonne continuation pour la fin de ta tournée en tout cas, et merci de m’avoir accordé du temps ! 

Biga*Ranx : Merci beaucoup  à toi aussi, c’était avec grand plaisir ! Peace.

Merci au personnel de L’Oesia.
Merci à l’équipe de X-Ray Production pour leur sympathie et leur accueil.

Plus d’informations :
http://bigaranx.com/
FACEBOOK : BIGA*RANX , ELISA DO BRASIL , NOBLE SOCIETY.

Starlion – Interview

Publié le

Starlion est un rappeur originaire de Reims. Il fait ses premiers pas au sein du collectif Footzbeul FTZ. Entouré de musiciens et de son beatmaker Ashken, Starlion passe avec aisance d’une note à l’autre, entre rock, acid jazz, électro ou soul, tout en gardant un fort ancrage hip hop comme en témoigne son dernier album « La Cave se Rebiff« . Suite à quelques messages, Starlion s’est prêté avec joie au jeu du question/réponse . Une interview téléphonique retranscrite sur DavyCroket rien que pour vous !

Enjoy… 

DavyCroket : Starlion, un intriguant personnage, mais au final qui se cache derrière ce nom de scène ? Quel est ton parcours ?

Starlion : En fait, derrière Starlion se cache surtout Nicolas. Mon nom de scène, c’est parti vraiment d’un déclic, l’effet de « la madeleine de Proust » Je regardais un vieux dessin animé, « Les Cosmocats » dans lequel on retrouvait un personnage qui s’appelle Starlion. Tout est parti de là ! Après, je baigne dans le Hip-hop depuis que je suis né. J’ai d’abord commencé dans la breakdance, ensuite je suis devenu papa très jeune du coup je me suis plus investi dans le rap.

DavyCroket : Je te suis depuis pas mal de temps, j’ai pu constater beaucoup de changements, notamment sur «La cave se rebiff’». Quel effet cela te fait d’être accompagné par des musiciens ? 

Starlion : Dans le rap, on est des instruments solistes. Il y a beaucoup de sons créés virtuellement, alors que jouer avec une troupe ce n’est pas pareil, la présence humaine n’apporte pas les mêmes choses. Sur scène, avec ta troupe on ressemble plus une armée de soldats prête à défendre tes textes. Étrangement, tu as une complicité complètement différente qui apporte une autre tournure dans tes textes. Quand tu es en concert, avec ta troupe, les gens seront forcément plus ciblés par le contenu de ton texte et ce qu’il dégage . 

DavyCroket : «La cave se rebiff’», une belle réussite, un alliage entre le rap et le champagne, pur produit «made in Reims», comment t’est venue cette idée ?

Starlion : La collaboration s’est fait vraiment faite assez simplement, j’ai eu la chance de rencontrer Claude Giraud qui a été très enthousiasmé par ce projet. Si tu veux cet album on l’a enregistré dans une cave donc forcément il avait déjà un point commun, donc pour moi l’album était indissociable de la bouteille de champagne, je voulais que ça sonne « Rap Champagne »  !  Ça a mis 2 ans et demi à faire surface, car au lieu de partir de zéro je suis parti de -40. Il y avait beaucoup plus de pression à gérer. Le plus dur pour un rappeur, c’est de savoir si j’étais un artiste. Mon but est un peu le même que celui de tous les artistes, c’est-à-dire de pouvoir laisser une trace de mon travail afin qu’il soit reconnu et conservé au fil des années. 


« Mon  but est un peu le même que tout les artistes, c’est à dire de pouvoir laisser une trace de mon travail afin qu’il soit reconnu et conservé au fil des années » 

 

DavyCroket : Comment en es-tu arrivé à signer chez LA FRONCE ? (Bande de fous, va !)

Starlion : Par rencontres et par passion, c’est des mecs qui ont du buzz tels que Greg Frite, Grems etc. Des mecs comme Greg Frite je les écoutais quand j’étais plus jeune, et forcement ça apporte quelques choses de se retrouver à leurs cotés. Plus on te dira que tu es un fou, plus tu marqueras ta trace que ça soit positif ou non ! Et puis de toute façon, plus on est de fous, plus on rit ! 


DavyCroket : Le morceau «Petit homme» dévoile une magnifique facette de ta musique. Parmi le ou lesquels de tous ces «petits hommes » te reconnaîtrais-tu le plus ?

Starlion : En fait, je me reconnais dans tous, c’est con hein, mais c’est ça. Petit homme c’est le fruit de tous en fait. A l’origine, je chantais la comptine à ma fille et je me suis reconnu à travers « La maison est en carton , les escaliers sont en papiers » Tu vois ce que je veux dire ? Et puis de toute façon  au final soit on se reconnaît dans un de ces petits hommes soit on en connait forcement un ! ( rires ). 

DavyCroket : Une plume aiguisée pour des textes merveilleusement bien travaillés, comment t’est venue cette passion pour l’écriture et quelles sont tes principales influences ? 

Starlion : Je me force à être curieux en fait, c’est devenu maladif. Quand quelque chose te tient à cœur tu cherches forcement à en découvrir un peu plus chaque jour. Pour chaque passion c’est comme ça. Tu vois en plus maintenant, on se renferme sur nous-mêmes, on ne prend plus le temps de connaître les autres, et on ne prend plus le temps de se connaitre soi-même non plus. Du coup les gens suivent ce qui passe à la radio et forcément on ne cherche plus à découvrir de nouvelles choses. Dans la vie, peu importent les choix ou les décisions que l’on prend, il faut savoir que l’on fera toujours des erreur. Mais ces-erreurs là te permettront toujours d’en tirer une conclusion ! 

« Je me force à être curieux en fait, c’est devenu maladif « .

DavyCroket : Question Playlist Obligatoire, les 5 morceaux qui te tiennent à cœur  ?


DavyCroket : Tu as des idées pour la suite ?

Starlion : Oui j’ai pas mal d’idées qui trottent dans ma tête. Tout d’abord avec La Fronce, les gens nous attendent à un endroit où l’on ne sera pas ! Alors préparez vous… Ensuite j’ai d’autres projets qui risquent de sortir d’ici quelques temps.

DavyCroket : Et pour finir, comment qualifierais-tu ton album si tu devais le décrire en quelques mots ?

Starlion : Il est vrai. Y’a pas de mensonges dedans en fait c’est ça ha ha !

Pour suivre Starlion , ça se passe ici : STARLION
Pour le coffret  » La cave se Rebiff’  » ça se passe ici : LE CODE NOIR 
Pour suivre LA FRONCE , c’est ici : LA FRONCE 

The Noisy Freaks – Interview

Publié le

Comme vous avez pu le constater la vague Dubstep envahit nos oreilles depuis déjà un bon moment et cela ne semble pas près de s’arrêter. Surfant sur cette hype wave, de nombreux producteurs (plus ou moins bons) émergent régulièrement. Au milieu de tous ces artistes étiquetés Dubstep,  un duo en particulier a fait vibrer les tympans de beaucoup de gens ! Ce duo est français (la base !), il s’agit de deux jeunes producteurs originaires de Limoges connus sous le nom de The Noisy Freaks.

Ce nom vous dit peut-être quelque-chose, en tout cas je l’espère car il mérite d’être bien connu pour les pures merveilles sonores qu’ils réalisent. Lors du Newtrends Festival , ils m’ont fait la gentillesse de m’accorder une interview forte sympathique à leurs côtés, pour parler de leur carrière et tout un tas d’autres trucs 😉 !

Tout d’abord, sachez qu’avant tout , Noisy Freaks c’est ça !

Enjoy … !

Davy-Croket : Tout d’abord comment c’est venu noisy freaks ? C’est parti de quoi ?

Julien : Alors, si tu veux à la base, on faisait du son chacun de notre côté et j’ai été repéré par le blog « Stop the noise ». Du coup j’ai été publié et Charlie m’a contacté en me disant «écoute j’aime bien ton son, si tu veux on fait un projet ensemble ».

Charlie : Non même pas à la base on voulait faire juste une track ensemble et donc du coup on a fait notre première track : « Fast Chased ».

Julien: Exact « Fast Chased » et nous avons vu que cela marchait bien donc on s’est dit « bah écoute pourquoi pas ». On s’est motivés et on a fait un projet ensemble

Davy-Croket : Ça fait depuis combien de temps que l’histoire Noisy freaks a commencé ?

Noisy Freaks, synchronisé : Ca fait un an à peu près

Davy-Croket : Les débuts n’ont pas été trop difficiles ?

Julien : Bah un peu vu que Charlie a ses cours, cela n’est pas toujours évident pour produire mais bon on essaie de se démerder.

Charlie : On essaie de se caler en studio de temps en temps.

Julien : Dans notre petit studio ( rires )

Davy-Croket : Quelles ont été vos influences musicales au tout début ?

Julien : On a été inspiré comme un peu tout le monde.. Toute la vague Daft Punk à la base… C’est sur ça remonte mais bon maintenant je pense qu’on s’inspire plutôt des artistes émergents.

Davy-Croket : Oui puis là on a vu pas mal de featuring avec Blaster et Dead Cat BOUNCE, comment ça s’est fait d’ailleurs ?

Charlie : Pour blaster c’est un bon pote à nous, donc c’est pour ça 😉 !

Julien : Et pour Dead Cat bounce si tu veux on se connait du net et on s’est dit «  pourquoi pas faire un featuring »… Un peu comme Blaster en fait ! C’est des connaissances du net et du coup ça se retrouve un peu dans les influences, un petit peu dans le son qu’on fait.

DC : Oa pu voir que vous jongliez entre l’électro et le dubstep et ça marche plutôt pas mal (remix de irish stuph , yuksek etc…) ?

Julien : Ouais on essaie un peu de jongler entre les deux on se prend pas la tête, on se dit « tiens aujourd’hui j’ai envie de faire un peu de dubstep, je vais produire là-dessus»

DC : Niveau EP vous en êtes où ? J’ai pu apercevoir un preview nommé XVI, ça correspond à quoi ?

Charlie : En fait il est vieux celui-là c’est quand Julien est venu chez moi on avait fait cette track puis on l’a mis un peu de côté…

Julien : Ouais la première fois qu’on s’est rencontrés en fait on a fait XVI en fait.

Charlie : Elle devait sortir normalement au mois de décembre sur « Oh my god it’s techno music ! » mais je pense que la sortie va être retardée.

Julien : Du coup on attend un peu de se construire un univers pour voir ce que l’on va mettre dans l’EP…

DC : Et pourquoi Noisy Freaks ?

Charlie : Alors là… C’est venu sur un coup de tête

Julien : Bah c’était le nom de Charlie à la base.

Charlie : Ah ouiiii, exact [rires] !

Julien : C’était son premier nom et donc quand je l’ai rejoint bah on a gardé ce nom là. Donc à toi d’expliquer mon grand. [rire ]

Charlie : Bah non, franchement c’est venu vraiment sur une connerie. Je ne me souviens même plus…

DavyCroket : Sur le net, on a pu voir qu’il y  avait quelque chose qui se préparait avec Neus , que pouvez-vous me dire de plus ? 🙂

Julien : On a du faire deux sons avec lui ? Ouais deux collabs avec lui… Bien sympa le mec !

Charlie : Il y en a une qui va sortir bientôt en collab avec Neus, « Game Over »

Julien  : Ouais avec Nalesia, une chanteuse de talent !

DC (rires) : Quand c’est comme ça , vous vous retrouvez et vous faites tout ça en studio ?

Charlie : Non même pas

Noisy Freaks, synchro : On fait tout par internet !

Julien : On se passe les parties et chacun bosse de son côté.

DC : Ça va c’est pas trop dur à gérer de travailler en duo ?

Julien : Des fois c’est pas évident mais bon on essaie de bien se synchroniser, mais au contraire ça fait plus d’idées mais c’est vrai que des fois c’est pas évident !

Charlie : Quand t’as des grosses parties et que tu dois envoyer ça par internet… c’est assez chiant.

Julien : Ouais puis même t’es pas en direct pour dire « tiens à ce moment-là je ferai bien juste ça »

DC : Et niveau matériel vous travaillez sur quoi ?

Julien : Sur Fruity loop

Charlie : La base quoi ! Un PC, fruity loop et un clavier maitre.

DavyCroket : Ca va vous maitrisez plutôt bien Fruity !

Charlie : Ouais et encore ! Récemment on a commencé à mixer nos tracks, on les mixe un peu et la qualité se ressent quand même. Avant on le faisait pas du tout. Avant on faisait notre track sans rien, sans mixer, rien du tout

Julien : Ouais parce qu’on a pas de connaissances côté mixage, « mastering » alors voilà on essaye d’apprendre ça sur le net mais bon c’est pas évident…

Dc : Eh bien vous gérez vraiment bien pour un début !

Julien : Bah on essaye quoi.

DC : (rires ) Non mais c’est vrai vous faites des bons sons. Et il y en a beaucoup aussi qui vous ont comparés à Skrillex depuis la sortie du son avec Blaster et Dead Cat BOUNCE parce que voilà forcement qui dit Dubstep dit Skrillex, et beaucoup de sonorités se retrouvent.

Dead C∆T Bounce x The Noisy Freaks x Blaster – All You Need 

Julien : Ouais  dans les sonorités, déjà le fait de travailler sur les mêmes synthés virtuels, tu retrouves un peu les mêmes sonorités…

Charlie : Ouais et puis sur le net, c’est les mêmes pré sets qui tournent, après on les change bien sur, on crée les nôtres.

Julien : Mais voilà inconsciemment tu es influencé par les artistes que tu aimes bien du moment. Donc inconsciemment tu reproduis un peu les mêmes sonorités.

DC : Quels sont les morceaux qui tournent en boucle chez vous  ? Vos coups de cœur…

Julien : Il y en a plein…

Charlie : Grosse claque en ce moment là ?

Julien : Tout ce qui est Knife Party en ce moment, c’est pas mal.

Charlie : Far too loud aussi

Julien : Ouais Far too loud sont très bons… Il y en a plein…

Charlie : Charles Delux aussi !

Julien : Charles Delux est très très bon !

Charlie : C’est un gars qu’est pas connu mais bon c’est dommage.

Davy Croket : Après en live vous travaillez sur quoi ?

Noisy : Ableton et un apc, la base quoi ! On va à l’essentiel en fait, après quand on aura plus de temps et plus de sous on verra 😉

Davy Croket : Par la suite vous envisagez quoi ?

Noisy Freaks : Un Ep déjà on pense,  faut qu’on bosse dessus et par la suite si on trouve un bon univers, une bonne idée peut être que l’on l’envisagera mais c’est pas notre priorité pour le moment.

Davy Croket : Et pour finir s’il y avait un artiste avec qui vous aimeriez collaborer ?

Noisy Freaks : Bah pourquoi pas Skrillex et Feed me mais bon c’est un peu dans le quasi impossible (rires), après pour l’instant on a notre bande de potes avec qui on fait des collab et on est bien comme ça pour le moment 😉

Merci à vous d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Merci à toi !



TEE’N TITS – Interview

Publié le

TEE’N TITS, jeune groupe Parisien composé de deux artistes, navigue depuis 2010 sur la scène Electronique.
Repérés par Make The Girl Dance, ils font leur première partie lors de la release de leur EP « Wall Of The Death » au Social Club.
C’est alors qu’ils poursuivent leurs prestations Live en France aux côtés d’artistes tels que Christine,Seb Danova, Party Harders, D.S.L,Toxic Avenger, Stereoheroes, Belzebass, NEUS et bien d’autres encore.
Ils sortent leur premier EP « Black Cheap » en 2011 sur le Label « Place Blanche Rec. » (De « Make The Girl Dance »). Ce dernier comportera par ailleurs des remix de Q.G, NEUS et Stop.
Actuellement ils préparent une tournée Européenne pour la release de « Black Cheap. Pour l’occasion ils m’ont accordé du temps pour une petite interview décalée à l’occasion de leur EP ! Enjoy…

Tout d’abord Tee’n Tits, c’est venu comment ?

On s’est rencontrés dans une boite de streap tease ou on allait souvent, et puis un jour on nous a donné l’occasion de jouer derrière les platines pour payer nos passes.

Harder , Better , Faster , Stronger ( Tee’n Tits Remix) : 

On a pu voir que vous aviez déjà fait pas mal de scènes avec de grands noms (Toxic Avenger, Belzebass, Party Harders, Make the girl Dance, Christine, Neus, Stereoheroes…) Quel est actuellement le meilleur souvenir sur scène ?

La scène Bastille, c’était la première fois qu’on jouait notre live. Le public était vraiment déchaîné !

De grandes dates de prévues très prochainement ?

On revient de Nevers, ensuite on commence à sortir en Europe avec Hamburg et on retourne à Paris. Mais en ce moment on est a fond en studio, on taff surtout notre futur LP.

Question Playlist obligatoire ! : Les 5 morceaux qui tournent le plus dans vos oreilles en ce moment ? 

Knife Party – Internet Friends

Gigi Barocco feat WHISKEY PETE – Damn Girl (The S Remix)

Futurecop! – Street Hawk

Modek – Une belle Surprise

Gesaffelstein – Atmosphere

S’il y avait un artiste avec lequel vous aimeriez collaborer ?

Michael Jackson.

Que pouvez-vous me dire de votre Ep «Black Cheap » en quelques mots ?

Long, dur et puis mou.

Quelles ont été vos influences musicales pour cet Ep ?

Cyberpunkers, Toxic Avengers, on cherchait un peu à avoir leur grain.

Et enfin pour finir cette interview, bosser en duo, ça se passe bien ? Pas trop de contraintes ?

L’amour est aveugle, les aveugles sont célibataires c’est ce qui fait que ça marche très bien 😉

Voici un aperçu de leur EP et pour la version full ça se passe sur BEATPORT .

Tee’n Tits : http://www.facebook.com/TEENTITS !