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Archives de Catégorie: Interview

Set&Match – Interview

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Lors de leur passage sur bordeaux, le groupe de rap français Set&Match, nous on fait le plaisir de répondre à nos questions pendant un petit happening au magasin Edgar ! Un résumé de leur concert, croisé avec quelques questions sur le groupe ça se passe ici !

ENJOY.

Plus d’infos :
Edgar Shop
DavyCroket

Interview Naâman / Papa Style & Protoje @Krakatoa

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A l’occasion d’une soirée reggae (Naâman/Protoje/Papa Style) organisé par le Krakatoa et M’A Prod, nous avons pu avoir la chance de rencontrer Naaman et de lui poser quelques questions ! A travers cette vidéo vous retrouverez également quelques moments de la soirée.. 

Enjoy

Arnaud Rebotini – Interview.

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Vétéran aguerri de la scène techno française depuis plus de 20 ans, Arnaud Rebotini a choisi de déposer ses claviers au TAP de Poitiers en ce vendredi 18 octobre 2013. A cette occasion, il a accepté de répondre à quelques questions en nous accueillant avec toujours le même air du type chaleureux  au physique de géant.  Élégant dans son costume immaculé , il répond a DavyCroket avec un véritable franc parlé et une réelle sincérité. 

DavyCroket : Salut Arnaud , ça va ? Le trajet s’est bien passé ?

Arnaud Rebotini : Salut , Oui très bien merci.

DavyCroket : Oh mais tu n’a plus ta moustache ! un nouvel homme , un nouveau virage musical ? ( rires)

A.R : Malheureusement tout le monde m’en parle depuis que je l’ai rasée , je vais commencer a mal le vivre , ça me rappelle un bouquin qui s’appelle   » la moustache  » où c’est l’histoire d’un mec qui se rase et à partir de ce moment la , plus personne ne se souvient qu’il portait une moustache ,c’est le drame de sa vie , le type sombre littéralement .Moi c’est l’inverse , tout le monde me rappelle sans cesse que j’en portait une mais pour répondre a ta question , je l’ai rasée car au final je suis un homme libre non ? ( rires )

DavyCroket : 1ère fois a Poitiers ?

A.R :Non j’ai joué un live au confort moderne  il y a 2/3 ans

DavyCroket : Dans quelles conditions  tu composes pour rebotini et pour black strobe ?

A.R : Je n’ai pas de techniques spécialement prédéfinies, disons que pour Rebotini. Je compose au feeling , je fais de longues sessions d’improvisations quasi hypnotiques , mais je ne m’enferme jamais la nuit en studio en me mettant des contraintes temporelles. Pour black strobe c’est different , c’est davantage mélodique ? je trouve une melodie puis j’assemble le tout autour de cette mélodie.”

DavyCroket : Tes albums comportent des titres trés bizarres comme “ CM “ , “ 1314 “ , y’a t’il tout de meme une signification ?

Arnaud Rebotini : Disons que c’est ce qui me passe par la tête , une fois le morceau finit je me dis : voilà tu dois trouver un titre , je réécoute le morceau et je trouve le titre. Je ne trouve jamais un titre avant d’avoir fini le morceau.

DavyCroket : Ton premier album « music components » (2008)  est de la techno pure et dure alors que ton deuxième album  » someone gave me a religion  » (2011) comporte plus d’envolées analogiques et de nappe synthétiques , tu as utilisé du matériel différent ?

A.R :  Non non j’ai utilisé les même claviers , sauf 1 ou 2 de plus , le truc c’est qu’avec mon premier album , j’ai voulu vraiment rendre hommage a la techno a l’état primitif , c’est a dire une techno qui tape et qui est brute , c’était clairement une démarche nostalgique , même si il faut vivre avec son temps , avec mon second album j’ai davantage voulu faire quelque choses de plus mélodieux mais tout en gardant l’esprit techno de rebotini.

DavyCroket : La techno de détroit a beaucoup influencé ton travail ?

A.R : Comme tout le monde je l’ai prise en pleine gueule dans les années 80 , c’est l’essence même de la techno d’aujourd’hui , maintenant t’as tout ce qui est dubstep et tout mais ça ne dure qu’un temps , ce n’est qu’une sous variante de cette techno , détroit est a l’origine de ça .D’ailleurs Chicago et Detroit , deux villes berceau de la musique électronique ( House et Techno )  sont deux villes qui sont aussi le berceau du blues . Ces villes jouent donc un rôle prédominant dans l’histoire de la musique.

DavyCroket : Quel est l’artiste que tu preferes de cette scene de Detroit ?

A.R : Mmmmm.. Je dirais Mad Mike ( Underground Resistance ) “

DavyCroket : Et Kraftwerk ?

A.R : Bah ce groupe à influencé tout le monde. Ils ont révolutionné la musique. Les mecs sortent TransEuropExpress en 1977 alors qu’à peine 10 ans avant c’était la mode des gros fumeurs de joint et des hippies avec Woodstock . Kraftwerk arrive avec ce nouveau type de son électronique ,répétitif , c’est  différent de ce qu’on a pu connaître avant.Leurs sons sont intemporels , tu peux les réécouter aujourd’hui ça n’a pas changé .Donc forcement personne ne peut pretender être passé a coté de ce bouleversement musical.

DavyCroket : Qu’as tu pensé du nouvel album de Daniel Avery ? car personnellement ça faisait bien longtemps qu’une sortie techno ne m’avait autant touché .

A.R : C’est un très bon album , d’ailleurs j’ai joué avec lui la semaine dernière et c’était vraiment cool , c’est un gars vraiment sympa

DavyCroket : Tu as des sorties prochaines ? ( EP , LP )

A.R : Oui , j’ai un album qui devrait sortir en mi-2014 avec black strobe

DavyCroket :  Quelle sera la sonorité de cet album ? De la techno façon « italian fireflies » ou plutôt le son « groovie/ boogie » actuel de Blackstrobe ?

A.R :  Ce sera plus dans la lignée des Blackstrobe actuels , c’est vrai qu’au début , on jouait pas mal techno avec le groupe mais maintenant je peux faire de la techno sous rebotini et quelque chose de plus dansant et mélodique sous Blackstrobe . L’avantage de toucher a tout!

DavyCroket : Quelle est ta véritable identité ? ( black strobe ou rebotini en solo ndlr )

A.R : Je pense pas que j’en ai une qui ressorte plus qu’une autre , c’est comme si je te demandais si tu préférait les fraises ou les bananes ( rires ) . Je pense que j’ai ces deux facettes a l’intérieur de moi et que j’arrive a concilier les deux. J’ai répondu a ta question ? 

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DavyCroket : Arnaud Rebotini est également connu pour être un parrain de la scène électronique française sans jamais être rangé dans la case “commercial “, d’ailleurs , je suis sur que si l’on interroge un groupe de personne qui se réclament adepte de la musique électronique , la moitié ne te connaîtrait pas , est-ce un désir de ta part de rester en marge de cette projection ?

A.R : Bah écoutes si être commercial signifie signer sur Ed banger ou Kitsuné alors non je ne le suis pas , j’ai toujours voulu faire les choses comme je voulais , diriger ma carrier musicale comme je l’entendait , ce ne m’empeche pas d’avoir des contacts mais c’est sur que je ne rentre pas dans des cases prédéfinies.

DavyCroket : En parlant de contact , quel est ton rapport avec le milieu électronique parisien ?

A.R : Je connais et m’entends pas mal avec les mecs de zone , Michel ( The Hacker)  notamment ainsi que Gesaffelstein et je suis très pote avec Étienne de Crecy , on était ensemble au lycée .  Je m’entends super bien avec David caretta aussi , Mais ça doit etre parce qu’on est vieux ( rires )

DavyCroket : Quel est ton artiste techno du moment ?

A.R : Daniel avery , Gesaffelstein , tout ce qui s’écoutent assez facilement , c’est une liste sommaire mais j’aime leurs sons.

DavyCroket : Tu as des projet personnels a venir ?

A.R : Je n’ai rien de prévu sous Rebotini Mais comme je t’ai dit j’ai un album de  blackstrobe a venir mi 2014
J’ai travaillé avec DJ Pone des Birdy et j’ai également quelques collaborations de prévues avec certains artistes mais comme rien n’est fait je ne préfère pas en parler.

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DavyCroket : Bien , et tu nous réserves quoi pour ce soir ?

A.R : Bah ce soir ce sera du rebotini , c’est a dire de la techno qui tape bien , j’espère que Poitiers a envie de bouger

 DavyCroket : En tout cas nous on sera la ! je te remercie Arnaud et je te dis a tout a l’heure alors.
Arnaud Rebotini : Merci , a tout a l’heure

Propos recueillis par Sofiane.

Interview – NosaJazz & P-One.

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Suite au festival FAUNE SONORE, ou le groupe NozaJazz & P-One a eu l’occasion de faire leur première scène, on en a profité pour faire une interview à chaud juste après leur prestation.

DavyCroket : Salut les gars, alors cette première scène,  votre ressentit ?

Nosa : Eh bien, première date ensemble, on avait pas mal d’appréhension par rapport à cette scène et finalement on est vraiment satisfait du résultat, même si les conditions n’ont pas été avec nous (2 coupures de son…). Apparemment, on a bien sauvé le truc donc à nos yeux, c’est un succès.

P-One : Super show, les erreurs survenues ont été indépendantes de notre volonté, on a du improviser à notre façon, on a vu un public réceptif qui a su nous aider. On a donné et on a reçu donc c’est parfait !

DavyCroket : Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, qui est qui, qui fait quoi et comment ça a commencé ?

P-One : Alors moi c’est Pablo aka P-One, beatmaker qui a débuté en tant que batteur. Ca va faire 1 an et demi que j’ai commencé à travailler sur du sample, sur des compositions en général, puis au lycée j’ai rencontré Nosa’, on a commencé à discuter, parler de bosser mais sans trop s’engager vu qu’on gérait nos études à côté. C’est vraiment à partir de l’été dernier qu’on a commencé à travailler ensemble, à se fixer des objectifs…

Nosa : Nosajazz,  second membre, du binôme, anciennement connu sous le nom de Khalid. Ca fait environ 8/9 ans que j’écris et peu de temps que je travaille avec Pablo, comme il vient de le dire. Il y a eu une grosse entente dès le début, c’est pourquoi j’ai préféré délaisser la vie d’artiste en solo pour la mener aux côtés de mon fidèle compère ici présent.

DavyCroket : Comment se passe la vie à deux  (les productions, les textes etc..) ?

(Rires)

P-One : Et bien, en fait, le but du jeu c’est d’aller le plus vite possible, car on essaie de faire parler l’instinct au maximum, c’est notre idée. On se retrouve chez moi pour dénicher un sample ensemble, on tente deux trois accords et on cherche tout de suite un thème/une idée pour que Nosa’ puisse écrire. Pendant ce temps-là, je peaufine la prod. Ensuite, on se retrouve tous les deux.

Nosa : Il faut savoir qu’on est passés chacun d’une carrière solo à un travail en groupe, donc on a du remanier nos habitudes pour pouvoir travailler avec efficacité, en duo.

Pablo : On ne cherche pas à balancer une instru’ et kicker dans la seconde qui suit ; on tient vraiment à ce qu’il y ait une cohésion entre le texte, le flow et la prod’.

Nosa : Concrètement, on est à la recherche de MUSIQUE et j’insiste sur le mot. L’idée, c’est qu’on essaye de délaisser ce côté répétitif dans le rap qui consiste à faire couplet/refrain/couplet/refrain… On a voulu déstructurer nos morceaux.

Pablo : Quand on travaille ensemble, c’est avant tout pour se détendre et mettre tous nos problèmes de côté… On se met le moins d’œillère possible.

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Davycroket : Une question pour toi Nosa, je voulais en savoir plus sur la connexion pour le morceau avec Deen Burbigo et alpha Wann ?

Nosa : Sans trop aller dans le détail, une amie a fait écouter mes morceaux à son père qui a pas mal de contacts sur Paris dont Alpha, et c’est ce dernier qui est venu me contacter sur Facebook. On a commencé à parler featuring et je suis monté quelques semaines après. J’en garde un excellent souvenir !

DavyCroket : Quels sont vos futurs projets ?

P-One : On a un EP qui se concrétise de plus en plus, EP qui sortira prochainement sous le nom d' »Exordium ». On compte le placer en prix libre sur Bandcamp et si possible en faire un format physique. Il y aura quelques featuring dont on taira les noms pour l’instant. On s’est vraiment déchiré le cul depuis un an, et maintenant qu’on a remis en question cette démarche artistique (celle de travailler à deux), on pense honnêtement avancer sur les projets et le son en général.

Nosa : A côté de ces projets, on tient à se produire davantage sur scène. A mon sens, il n’y a pas meilleur que la scène pour pouvoir exprimer toutes les émotions qu’on éprouve. Jusqu’à maintenant, on a été habitué aux sessions en studio et sincèrement c’est un réel plaisir de pouvoir se produire devant un public.

DavyCroket : Qu’est-ce que vous pouvez dire à ce qui dise que le « Rap c’était mieux avant » ?

P-One :  Cette phrase, c’est surtout une phrase pour se mettre des œillères, c’est une manière de s’arrêter et de se dire « Ouais ok, moi j’ai fait mon petit chemin, j’ai écouté 2/3 artistes qui me plaisaient pas, je vais m’arrêter là ». Mais bon, dans le rap, il se passe plein de choses, et dans le monde entier. Le rap français c’est une chose, le rap c’en est une autre. C’est absurde de se dire que c’était mieux avant, il y aura toujours des mecs qui gratteront et produiront jusqu’à s’en faire mal au poignet. 

Le rap c’est avant tout une musique vivante avec des textes et des idées.

Le rap est une culture, tout le monde croyait qu’elle allait s’arrêter, mais elle est toujours vivante. Justement en ce moment on pense que le hip-hop est en train de ressortir des placards, beaucoup de gens pensent que le rap sonne avec gros bling bling mais c’est totalement faux, le rap c’est avant tout une musique vivante avec des textes et des idées.

NosaJazz : Pour moi, il y a un véritable problème dans la mentalité des gens ; rester bloqué sur ce qui a été fait auparavant et ne pas s’ouvrir à ce qui se fait aujourd’hui c’est dommage car la musique a évolué, et elle est intemporel ; elle traverse les époques et se transforme en parallèle, c’est ça qui est intéressant. Il faut arrêter d’être aussi fermé d’esprit ; il y a réellement quelque chose à prendre aujourd’hui !

P-one : L’important avant tout c’est d’être curieux ! 

DavyCroket : Le fait d’utiliser le scratch sur scène, qui est une des discipline du hip-hop, comment ça s’est intégré au live ?

P-One : Eh bien en fait, avant de faire des prods j’ai commencé par scratcher, vu que j’étais batteur à la base, ça me plaisait vraiment de jouer avec les percussions. A la base, je mettais des beats et je scratchais dessus. Puis j’ai vite compris qu’il serait plus intéressant de le faire sur mes propres prods, donc je me suis mis à bosser ça énormément jusqu’à l’intégrer au set.

Nosa : La notion d’intemporel qu’on expliquait tout à l’heure, ça passe aussi par le scratch justement, car c’est une des disciplines du hip-hop. On tenait à la remettre au goût du jour : en gros, on fait quelque chose de nouveau avec de vieux éléments.  

P-One : Tu disais que le rap était mieux avant, mais il faut dire un truc très très simple, la musique rap est basée sur le sample, qui est quand même la reprise d’un morceau, donc ça peut être un morceau de classique, un morceau de soul,  de métal, de disco, on peut sampler ce que l’on veut, à l’époque que l’on veut ! Par conséquent, cette musique est encore plus intemporelle qu’une autre. Elle se base sur des éléments anciens, sur des éléments nouveaux. Dès que l’on commence à devenir un puriste on s’aperçoit qu’il y a des évolutions constantes.

DavyCroket : Sur scène, vous m’avez fait penser à un curieux mélange à mi-chemin entre Hocus Pocus, Orelsan et Chill Bump. Justement, je voulais savoir quelles étaient vos influences ?

Nosa : C’est marrant que tu parles d’Hocus Pocus car je les ai vu il y a trois ans ici, et c’était franchement l’un des meilleurs concerts que j’ai pu voir. Ce groupe m’a vraiment influencé, en particulier 20Syl dont je me sens très proche artistiquement parlant. Sinon sur l’écriture, je m’inspire du rap français en général, mais je vais puiser un peu partout,  en particulier chez les cainris qui ont un flow et une langue beaucoup plus chantante qu’en France. A mon sens, ils ont quelque chose de plus à apporter.

P-One : Sauf que nous on a quelque chose en plus et c’est le vocabulaire haha !

Nosa : Au final, on veut allier les deux ; les américains ont une approche totalement différente avec la musique, et c’est ce qu’on veut leur emprunter en conciliant ça avec la richesse de la langue française

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P-one : On a remarqué qu’aux states il y avait des producteurs comme Kev Brown, Dj Premier qui te composent des instrus où tu peux pas te permettre de dire « vas-y, je vais te kicker un 16 ». Sur ces instrus, il faut qu’il y ait un certain message qui passe, et honnêtement, sur les prods, je suis influencé par ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique, ne serait-ce que pour les rythmiques. Je suis batteur d’origine et les batteries électroniques, ça a le don de m’insupporter. Ce que je veux, c’est avoir un vieux grain, avec une vieille basse, etc.

Davycroket :  C’est vrai que maintenant il y a de moins en moins de grains sur l’écoute des instruments, tout est fait via pc et ça bride l’authenticité.

P-one : Cependant, une basse crade peut te faire ressentir beaucoup plus de choses. Justement,  c’est ce que l’on aime, quand la guitare cogne, t’es là tu te dis « Wahou , y’a vraiment une émotion là-dedans ». 

C’est ça la musique, c’est de l’art, dans lequel le but est de transmettre une émotion.

Nosa : C’est ça la musique à nos yeux ; un art qui transmet une émotion.

P-one : Pour l’anecdote, un jour on m’a dit « arrête de faire de la batterie, fais de la musique » ; il m’a ouvert les yeux et je me suis dit « Ok d’accord, j’ai rien compris du tout ». C’est un art tout simplement. Faut que le message passe, et pour que le message passe, il faut des émotions.

DavyCroket : En ce moment est-ce que vous avez un coup de cœur pour un morceau particulier ou un projet ?

P-one : Eh bien, on va d’abord donner notre coup de cœur commun : Boog Brown et Apollo Brown. Une fine fleur des Etats-Unis avec une nana qui pose, OUI OUI c’est une NANA QUI POSE ! Et niveau flow, elle met à terre un paquet de monde, les prods sont dingues. Pour ceux qui iront écouter, il y a une version remix qui est sortie avec plusieurs producteurs différents et c’est tout aussi puissant.

Nosa : Il faut savoir que tous les Brown assurent haha  : Boog Brown, Appollo Brown, Kev Brown, ils sont tous très chauds ! De mon côté,  Némir est ma grosse découverte, j’adore sa manière de saccader son texte, c’est vraiment très agréable à écouter. Sinon, je suis sur Espiiem, 5 Majeur et côté cainris, R.A. The Rugged Man, Brother Ali

P-one : Pour citer un classique : Dj Premier et Bumpy Knuckles avec « KoleXXXion ». De l’intro à l’outro on a envie de décoller de son siège.

DavyCroket : Pour finir : Un petit mot sur le festival ?

P-one : Sincèrement, pour une première, excellent ! Rien que le cadre,  le lieu, cet espèce d’amphithéâtre naturel, magnifique ! L’organisation nous a montré un petit chemin pour accéder à la scène et on était totalement ailleurs ! Vraiment joli. 

Nosa : Gros concept, première édition, c’est réussi ! Pour la petite anecdote, j’étais tellement détendu au milieu de la verdure que j’ai pas ressenti le moindre stress avant de monter sur scène ! Un grand merci à Axel Nadeau et le reste du staff, merci à toi DavyCroket !

Merci à vous les gars et on espère vous voir très prochainement ! 

Plus d’infos 
Facebook : NosaJazz & P-One
Youtube : NosaJazz

Interview Thylacine

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Après leur prestation au tremplin « Tempo Rives », tremplin ayant pour but de permettre aux artistes locaux nominés de participer au festival Tempo Rives, organisé par la ville d’Angers ce déroulant cet été. Nous avons réussi à interviewé le groupe Thylacine malgré tout les problèmes (Manque de temps, soucis technique…) que nous avons pu rencontré.


Rémy : Tout d’abord, comment c’est passé la prestation de jeudi soir ?

William : Bien, très bien même, très bon son. Après il n’y avait pas l’habituel installation vidéo par manque de temps, on a fait un set court de 25 min, donc c’est un peu comme si on était en formation réduite, mais c’était chouette quand même.
Et puis maintenant on sait qu’on a gagné le tremplin donc c’est que ça ne devait pas être trop mal ahah !

Rémy : Quel âge avez-vous et comment vous êtes vous rencontré Camille et toi ?

William : J’ai 21 ans

Camille : Moi j’en ai 23, On se connaissais déjà avant vu qu’on étudie au Beaux-Arts tous les deux.
William :  Mais on s’est rencontré « musicalement » à une soirée où elle répétait avec quelques potes.Je me suis ramené avec un synthé pour tester et ça à fonctionné direct. Le lendemain j’ai passer la journée à lui faire un morceau, qui est devenu « No mic stand« .
 

 
Rémy : Vous jouiez dans plusieurs groupe avant à ce que j’ai pu voir, vous faisiez déjà de l’électronica ?

William : Pour ma part, j’ai fait du saxo et même de la basse dans plusieurs groupes depuis tout petit qui n’avaient rien à voir avec l’électro, c’est juste que c’était mes potes à cette époque là.

Camille : Et moi j’ai juste fait un concert et quelques répet’ avec des copains des Beaux-Arts sous une formation instrumentale.

Rémy :  Des influences musicales particulières ?

William :
 C’est assez large mais principalement ça va de Nicolas Jaar jusqu’à Paul Kalkbrenner en passant par Four Tet, Apparat, Modeselektor, The Knife, John Talabot et des trucs un peux plus expérimentaux comme Steve Reich ou Alva Noto.

Camille : The Knife aussi, Kate Bush, Florence and the machine, Dark Dark Dark, Bjork, the Smiths..

Rémy : Votre premier EP « Intuitive » à été produit par vous-meme?
 

William : Ouais, j’ai fait le mix et master avec un pote et on a même fait une édition limité à 100 exemplaire du CD en sérigraphie, entièrement fait avec nos petites mains avec Camille. Il en reste plus d’ailleurs !

 
 
Rémy :  « Intuitive » votre premier EP n’est sorti sous aucun label, vous cherchez à signer sous un label ou à rester indépendant ?

William : On a eu plusieurs propositions, mais on était pas vraiment intéressé, disons que signez sous un label ce n’est pas notre préoccupation principale.
 

Rémy : A ce qu’on raconte vous allez sortir un second EP prochainement ? 

William : Oui, oui, c’est sûr ! 

Rémy : Il est prévu pour quand ? 

Camille : Je pense qu’il sera fini dans 2 mois environ, car il nous reste quelques finitions à faire, ce sera un petit EP 5 titres.


Rémy : 
 Est ce que pour le second EP, sachant que tu es saxophoniste, on peut s’attendre à des sonorités un peu plus blues, soul ou jazz et te voir jouer plus de saxophone?
 
William : Non pas vraiment, c’est rare que j’arrive à caller le saxophone de manière très présente (comme sur Ne me quitte pas) sur des composition actuelles. Par contre je l’utilise pas mal en accompagnement pour rajouter un peu de puissance.
C’est le cas sur un des morceau qui sera sur le prochain EP. J’ai appris le saxophone quand j’étais tout petit et il est vrai que j’ai fait un peu de jazz mais mes références actuelles sont vraiment tournées vers la musique électronique, même si je garde une approche plus instrumentale de part ma formation classique.

Breakbot – Interview

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Lors de sa prestation au Confort Moderne, Breakbot nous a gentiment accueillit avant son live pour répondre à quelques questions.

DavyCroket : Alors pour commencer peux-tu nous dire qui se cache derrière « Breakbot » ?

Breakbot : Et bien derrière Breakbot se cache Moi c’est-à-dire Thibault, 31 ans, fan de musique électronique funk et disco et de dessins animés. Un mec qui a décidé de ne pas trop grandir avec une barbe et des cheveux longs.

DavyCroket : Comment es tu tombé dans la musique ?

Breakbot : A la base, c’est mes parents qui m’ont forcé à prendre des cours de piano quand j’étais petit à 6/7 ans, au début ça m’emmerdait un peu d’en faire mais  finalement maintenant je suis bien content ! Mes frangins étaient à fond musique, ça m’a beaucoup influencé.

DavyCroket : As-tu eu des artistes qui t’ont influencé dès ton plus jeunes âge ?

Breakbot : Ouais très petit je suis tombé dans la musique noire : Prince Michael Jackson et Stevie Wonder et après en grandissant j’ai commencé à fouiller derrière ces grands noms de la musique noir.

DavyCroket : Comment es tu tombé chez ED BANGER (ndlr : Label de Busy P) ?

Breakbot : En fait j’étais pote avec Xavier (justice) on a fait une année de mise à niveau en arts appliqués et on faisait un peu de musique ensemble. Après je suis parti faire mes études en province et quand je suis revenu Xavier avait monté le groupe Justice et j’ai trouvé ça super cool, je n’ai pas décidé de copier son métier tout de suite car je venais de finir mes études et du coup je bossais un peu dans l’animation graphisme etc. Et puis je faisais mes petits remix à côté. Un jour Pedro a flashé sur mon remix de Metronomy et il m’a appelé pour que je vienne sur le label.

DavyCroket  : A partir de ce moment-là tu t’es dit « j’arrête tout et je me lance dans la musique » ou ça a été progressif ?

Breakbot : En fait c’est arrivé un peu avant. Je crois que c’est vers 2008 que j’ai lâché mon métier parce que très clairement ça me faisait chier, j’en avais un peu marre car il me manquait une liberté et en tant que réalisateur c’était dur  d’imposer ses idées. Dès que j’ai commencé à gagner un peu de sous avec mes remix et mes dj set je n’ai pas hésité j’ai changé de métier. 

DavyCroket : Est-ce que si demain tu n’avais plus la musique, tu te relancerais dans l’animation ou tu essaierais autre chose ?

Breakbot : Ouais je pense que je retournerais probablement vers l’animation.

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DavyCroket : De toute façon tu fais toujours du graphisme comme on a pu le voir par rapport à ton univers et ton personnage ?

Breakbot : En fait oui, je me suis créé un personnage, c’est un personnage que j’ai trouvé et ensuite que j’ai re-modifié par la suite et après SoMe a repris le truc. C’est un travail d’équipe en fait.

DavyCroket : Par rapport à ton album « By Your Side », comment est venu l’idée de partir sur le thème du chocolat ?

Breakbot : L’idée est venue en faisant un petit brainstorming avec Gaspard (Justice) on cherchait comment bien packager l’album, et l’idée vient du groupe « Chicago » en fait. Ce groupe avait déjà utilisé cette idée sur l’album Ten  et on s’est très clairement inspiré de cette pochette. Ça collait assez bien à l’image du disque. Le chocolat a un côté antidépresseur,  sucré, ça plait aux filles,ainsi que le coté brun qui fait pensé à la musique noire. 

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DavyCroket : Tu as mis combien de temps à le produire ?

Breakbot : Et bien ça a pris 2 ans environ. Mais il y a eu plusieurs périodes à vrai dire, j’ai fais quelques pauses mais au total ça fait 2 bonnes années.

DavyCroket : Et après le succès que ton album a connu, l’idée de créer un live est venue en même temps que la sortie ou c’était déjà réfléchit avant ?

Breakbot : C’est venu après l’album, mais le live est toujours en « work in progress » à vrai dire. Ce n’est pas facile pour moi  car au départ  je n’ai pas de formation de musicien et c’était difficile au début de jouer du piano en live, mais maintenant ça se passe de mieux en mieux donc c’est plutôt encourageant.

DavyCroket : J’ai eu l’occasion de te voir à de nombreuses reprises et notamment aux 8 ans du Label, aux vieilles charrues cet été, et ce soir en live au Confort moderne, on ressent une certaine évolution à travers ton travail.

Breakbot : Forcément quand tu fais un Dj set pendant une heure ça peut vite devenir chiant. Du coup on essaie de trouver des stratagèmes pour améliorer tout ça mais c’est vrai qu’il y a encore beaucoup de travail.

DavyCroket : La question fatidique : Qu’est-ce que tu nous réserves pour les 10 ans du label  ?

Breakbot : Et bien j’aimerais pouvoir te dire que l’on te réserve pleins de surprises  mais…

Irfane : Non mais bien sur y’aura Prince, Y’aura les Daft Punk (rires)

Breakbot : On va essayer de faire du mieux que l’on peut mais ça ne va pas changer non plus du tout au tout. La vrai date où on va essayer de faire un truc un peu spécial ça sera le 20 mai au casino de Paris.

DavyCroket : Comment est venue la rencontre avec Irfane ?

Irfane : On s’est pas encore rencontrés en fait on vit dans des mondes parallèles. (rires)

Breakbot : En gros il a fait un morceau avec Krazy Baldhead « Sweet Night » et j’ai trop flashé sur sa voix et ensuite je suis allé le voir au point éphémère et ça s’est fait assez simplement.

DavyCroket : Ça t’a fait quoi de t’intégrer avec un chanteur pour le coup ?

Breakbot : Bah c’est super relou (rires). Non sans blague c’est génial, en plus Irfane ce n’est pas n’ importe qui, c’est un mec adorable. Avant je faisais plein de Dj set autour de la planète et j’avoue que ce n’est pas aussi amusant que de tourner avec un copain à vrai dire.

DavyCroket : Est ce qu’il y aurait  un artiste avec qui tu aimerais collaborer par la suite ?

Breakbot : Bruno Mars (rires). Non blague à part j’ai déjeuné avec lui ce midi et on risque de faire une collaboration.

DavyCroket : Par la suite as-tu d’autres projets envisagés ?

Breakbot : Et bien à vrai dire on va monter un groupe avec Irfane, ça ne sera plus Breakbot feat Irfane, mais bel et bien une seule et même entité. On a déjà un morceau qui est prêt pour la compile Ed Banger qui va sortir pour les 10 ans ainsi qu’un nouveau maxi qui va sortir bientôt avec pleins de remix. 

DavyCroket : Sinon niveau composition/live tu bosses sur quoi ?

Breakbot : Je bosse actuellement sur Ableton Live, j’ai commencé avec Fruity Loops après je suis passé sur Reason pour au final rester sur Live.

DavyCroket : Est-ce que en ce moment tu as un morceau coup de cœur ?

Breakbot : En ce moment c’est le morceau « Be With Me » des Beach boys. C’est Irfane qui me l’a fait découvrir justement.

DavyCroket : Et tu as déjà joué sur Poitiers ?

Breakbot : Et bien écoute non, la dernière fois que je suis venu sur Poitiers c’était pour voir une fille ahah. On va voir ça ce soir mais en tout cas la salle est terrible !

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DavyCroket : Sinon as-tu un souvenir marquant sur ta tournée ?

Breakbot : A vrai dire j’ai énormément de souvenirs mais c’est vrai que sur la tournée en Asie était assez spectaculaire, il y a eu des dates spéciales comme à Jakarta ou encore à Tokyo. C’était la première fois où on allait là bas c’était un sentiment  particulier de rencontrer un public que l’on a jamais vu et qui nous a jamais vu non plus ; un sentiment de fraîcheur. Il y a eu aussi le « Rythms and Vines Festival »  en Nouvelle-Zélande , ou on a joué sur le main stage avec un décor magnifique et une ambiance de folie. Il y a vraiment beaucoup de souvenirs c’est dur de choisir un souvenir en particulier.

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DavyCroket : Si tu avais un mot pour finir ?

 Breakbot : Ecoute je suis très content d’avoir rencontré DavyCroket, j’étais très fan du dessin animé quand j’étais petit en plus. Donc bonne continuation à toi !

DavyCroket : Et bien merci beaucoup et bon courage pour la suite de votre tournée !

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Propos recueillis par DavyCroket
Crédits Photos :  http://www.yvainmichaud.com/
Remerciements à toute l’équipe du Confort Moderne .

Interview Jimmy Jay

Publié le